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Château de Plessis-Bourré

Le château du Plessis-Bourré est situé sur le territoire de la commune d’Écuillé en Maine-et-Loire, à une quinzaine de kilomètres au nord d’Angers, à mi-chemin des vallées de la Mayenne et de la Sarthe. Il figure parmi les châteaux de la Loire n’ayant que peu subi de modifications quant à leur architecture extérieure depuis sa construction, il y a plus de cinq siècles, ce qui en fait un lieu très sollicité pour des tournages.


 

Historique

Au XIVe siècle, le Plessis-le-Vent appartenait à Roberte de La Haye (probablement La Haye-Jouslain) et son mari Geoffroy III des Roches (de la famille du sénéchal), châtelain de Longué, sire de Jarzé et de La Faigne. Le Plessis suit alors le sort de la châtellenie de Longué et de la seigneurie de Jarzé : au XVe siècle, il est hérité par les Sainte-Maure de Montgauger, puis Charles Ier de Ste-Maure, 1er comte de Nesle en 1466, vendit le tout à Jean Bourré.

Jean Bourré (1424-1506), grand argentier et principal confident du roi de France Louis XI, a fait l’acquisition du domaine du Plessis-le-Vent, propriété de la famille de Sainte-Maure, le 26 novembre 1462 (plus la châtellenie de Longué et la seigneurie de Jarzé par étapes entre 1461/1462 et 1473). Sur cet ancien manoir, il fit construire, de 1468 à 1473, le château actuel. Jean Bourré étant souvent absent, c'est sa femme, Marguerite de Feschal, qui veille au bon déroulement des travaux depuis le château de Vaux.

Plus tard, son dernier fils Charles Bourré le Jeune (1483-1534) fut chambellan du roi, seigneur de Vaux et de Beaumont .

Charles VIII, le 10 juin 1487, accompagné de sa sœur aînée, la régente Anne de Beaujeu. La succession est assurée par les descendants de Charles Bourré le Jeune, dont par le mariage en 1572 de sa petite-fille Renée Bourré avec René du Plessis les du Plessis de la Roche-Pichemer, devenus les du Plessis de Jarzé, comtes du Plessis-Bourré et marquis de Jarzé : le plus célèbre est leur petit-fils René du Plessis (1613-† le 21 janvier 1676 ; le Beau Jarzé, lié au Grand Condé), fils de leur fils François du Plessis de Jarzé (1588-1642 ; x 1612 Catherine de Beaumanoir-Lavardin). Le Beau Jarzé et sa femme Catherine Amy († 1675) sont les parents d'Urbain-Charles († prédécédé en juin 1672 ; x 1663 Marie-Louise de St-Offange de La Pouëze, † 1694), père lui-même de Marie-Urbain-René Bras d'argent (1664-† le 28 août 1723 ; il avait perdu un bras en 1688 à Philipsbourg ; sans postérité de sa femme Anne-Thérèse de Goury).

Le Plessis-Bourré et le marquisat de Jarzé passent alors à Camille Savary de Brèves (1663-1732 ; petit-fils de Camille Savary de Brèves et Catherine du Plessis-Jarzé sœur du Beau Jarzé.

Les aliénations par les Savary de Brèves commencent en 1730 (le marquisat de Jarzé sera lui aussi liquidé), et le 18 novembre 1751 le château et le domaine du Plessis-Bourré sont achetés par la famille de La Planche de Ruillé (pour 195 000 livres, par Marie Pissonnet de Bellefonds, veuve de René-Pierre de La Planche de Ruillé qu'elle avait épousé en 1738) ; leur fils Jean-Guillaume, comte de Ruillé, né en 1739, député de la noblesse aux États généraux, est mis à mort en janvier 1794 par des révolutionnaires d’Angers ; son gendre Jean-Joseph de Terves meurt au château le 19 octobre 1835.

En 1850, le château est à vendre. Personne ne veut l’acheter et le château risque d’être transformé en carrière de tuffeau, quand maître Victor Avenant, notaire à Angers, soucieux de préserver le site, décide de l’acquérir en 1851 (avec le domaine : encore 440 hectates, dont 88 de bois, malgré les aliénations et partages antérieurs), pour 500 000 francs. En 1911, il est acheté par Henri Vaïsse, neveu de Claude-Marius Vaïsse, préfet et sénateur du Rhône sous le Second Empire, surnommé le « Haussmann Lyonnais ». À son décès, Henri Vaïsse lègue le château à son neveu, François Reille-Soult, duc de Dalmatie et député du Tarn, descendant des maréchaux d'Empire Soult, Reille et Masséna, qui l’ouvre au public et crée le circuit de visite.

En 1978, la veuve du duc de Dalmatie demande au comte Bruno de Ferrières de Sauvebœuf, alors époux d'Antoinette, née de Croix et descendante de la famille Vaïsse, de reprendre la gestion du château et de ses terres. Ils y resteront jusqu'en 2018 et vivront dans la demeure pendant plus de 40 ans. Ils auront 3 enfants, Victor (1976), Matthias (1978) et Jean-Baptiste (1980) et resteront jusqu'à ce jour les seuls qui auront vécu aussi longtemps dans la propriété.

En 2018, Bruno de Ferrières de Sauvebœuf et son épouse prennent leur retraite et laisse la gestion du château du Plessis-Bourré à une nouvelle génération de descendants du duc de Dalmatie : comte et comtesse Aymeric d'Anthenaise ; Jean-François Reille-Soult, duc de Dalmatie ; baron Xavier Reille-Soult de Dalmatie.

Le château est classé (avec la pièce d'eau, les douves et les avenues) au titre des monuments historiques, par arrêté du 1er juin 1931.

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